Comment est-ce que je fais ?

Je suis en train de traiter quelques problèmes que j’aurais dû traiter plus tôt, c’est l’inconvénient d’être seul, je ne peux pas tout faire simultanément. Il m’arrive de construire un système en faisant abstraction de fonctions de bas niveau pour me concentrer sur des aspects de plus haut niveau. Par exemple, je n’ai pas traité le problème des BoE (lier un objet quand on l’équipe), BoP (lier un objet quand on le ramasse) ni de l’apprentissage de sorts à partir de parchemins. Je me suis concentré sur la construction des tables, l’API node.js et l’affichage du livre de sorts en créant manuellement quelques entrées dans la base de données.
Maintenant, je dois reprendre le code pour traiter, c’est le problème du jour, l’apprentissage des sorts à partir des parchemins trouvés comme butin dans le monde. Cela m’impose de remonter au code en blueprints de gestion des clics sur les objets d’inventaire et de là vers le code C++ pour traiter les mouvements d’objets entre Unreal et la base de données, en SQL, en passant par l’API, en javascript.
Bien entendu, je ne sais plus du tout, le temps ayant passé, où se trouvent tous ces segments de code ni comment ils s’articulent.
Alors, j’utilise l’IA comme canard en caoutchouc : je lui dis ce dont je crois me souvenir, elle me répond ce qu’elle comprend et ce qui lui manque, ça m’aide à chercher, je lui renvoie les infos que j’ai trouvées et quand j’ai démêlé l’écheveau je précise le code que je dois écrire, je lui donne l’architecture, elle me propose une solution, je prends ou en rediscute et à la fin de la journée j’ai un code qui fonctionne et un problème de moins à traiter. Il n’en reste plus beaucoup, mais il en reste !
Ce qui m’étonne, c’est que j’arrive à m’y retrouver dans ce méandre en passant d’un language et d’un outil à l’autre. C’est dur, ça fume, mais j’y arrive. Cela prouve tout l’intérêt d’être à la manoeuvre pour toutes les phases du développement : un ingénieur qui prendrait des librairies de code fonctionnel sur une étagère, ce qui est la tendance dans l’informatique moderne, ne connaîtrait jamais les rouages internes. C’est ce qui explique, en partie, la philosophie du patch éternel : le code n’est plus maîtrisé. Et donc, les failles de vulnérabilité surviennent, des librairies entrent en conflit avec d’autres et on ré-invente la roue perpétuellement.
Il est quand même temps que ça se termine, j’arrive à la limite du supportable et j’en viens à passer plus de temps à me motiver à replonger dans le code qu’à l’écrire !

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